Publié le 15/05/2011
Johan Dalla Riva, arrière du FCG :
« Aujourd'hui, on est tombé dans le piège, Bordeaux a joué comme il fallait, ils nous ont empêchés de mettre notre jeu en place et tout part de là. Après, ils nous ont privé de ballon en touche et ils ont marqués sur leur première occasion un essai en contre. Tout le monde voyait Grenoble en haut, la pression était beaucoup plus sur nos épaules, ici les gens nous pensaient déjà en finale. Tout le monde nous a vu beau, et on n'a pas su répondre présent aujourd'hui. On a commencé la seconde mi-temps contre le vent et malgré la possession du ballon, nous n'avons pas réussi à marquer l'essai, c'est regrettable, je pense qu'on avait vraiment la possibilité d'aller au bout, mais on ne peut pas marquer d'essai en faisant des picks-and-go sur 80 mètres. Avec le recul, on pensera surement que la saison n'était pas décevante et que l'on a pu progresser beaucoup cette saison, mais le club a de grosses ambitions et ce que retiendra la ville c'est que le FCG s'est planté. »
Olivier Brouzet, UBB :
« L'objectif du club était de terminer dans les cinq premiers, mais rapidement on a dit que l'on avait une équipe capable de jouer le haut de tableau et de finir dans les trois premiers, et aujourd'hui ça se confirme avec cette belle victoire à Grenoble, là où personne ne nous attendait. On avait bien préparé ce match et je crois que l'on a surpris les Grenoblois dans le volume que l'on a mit dans notre jeu, nous avons commis peu de fautes et notre mêlée, qui avait connu des problèmes cette saison a bien négocié ce match, c'était l'essentiel. Mais le plus dur reste à venir avec cette finale face à Albi et ces joueurs que l'on connait par cœur, ce sera une rencontre difficile. On sait néanmoins que l'on a les capacités de battre cette formation albigeoise, mais ce sera très dur. Aujourd'hui, nous sommes tous satisfaits et on a une belle pensée pour Laurent Marti qui s'est battu pendant quatre ans pour que le club arrive à ce niveau-là. »
Marc Delpoux, entraîneur de l'UBB :
« Cette victoire prouve aujourd'hui que l'on a largement les capacités d'être dans le trio de tête de cette PRO D2. Aujourd'hui, on est allé chercher de nombreuses ressources morales pour montrer que l'on pouvait battre cette belle équipe grenobloise. On s'est nourri du fait que peu de personne croit dans notre formation. On s'était dit que l'on allait démontrer que l'on valait mieux que ce que pouvaient penser les gens. Aujourd'hui, il fallait faire moins de fautes que l'adversaire, on avait très peur de leur jeu au pied par-dessus, de leur jeu dans le fermé, mais aussi de leur numéro 9 qui va chercher, sans arrêt les brèches dans nos rucks et voilà, on a réussi à contrer leur jeu et nous, quand on a eu l'occasion, on a avancé avec le ballon, on faisait moins de fautes que les rencontres précédentes. On a été plus constants lors des 90 minutes que lors des matches de championnat. On recevait des SMS, mais on ne savait pas si on partait faire l'exploit, où si l'on partait à l'abattoir, alors on est parti gonfler à bloc et on a montré que Bordeaux avait un groupe incroyable. »
Julien Rey, centre de l'UBB :
« Aujourd'hui, ce n'est forcément un soulagement mais, comme on l'avait dit avant, ce match n'était que du bonus. Nous n'étions pas les favoris et on a montré que l'on avait des ressources, que l'on avait du cœur. On a essayé de ne pas trop cogiter, de ne pas trop réfléchir et d'y aller sans peur. Grenoble est une équipe qui nous correspond, qui joue le même jeu que nous, c'est une formation qui nous correspond. Les Grenoblois viennent moins dans le combat, ils sont différents des équipes comme Albi, et ils utilisent du jeu, comme nous. Pour notre prochain, Albi va partir favori, ils se cachent un peu comme nous dans les journaux, mais s'ils sont en finale, ce n'est pas par hasard. Cette finale sera très difficile et tout le monde sait qu'une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne, Albi est une très belle équipe, avec un bon entraîneur qui a du métier en PRO D2 et de très bons joueurs, donc ça ne sera pas évident. »
Fabrice Landreau, entraîneur du FCG :
« Tout le monde attendait aujourd'hui une victoire de Grenoble, c'est dommage pour les amoureux du club qui s'étaient réunis à Lesdiguières aujourd'hui. Les joueurs auraient voulu donner plus de suspens, mais il n'y en a pas eu aujourd'hui. Grenoble a reçu un beau soutien du public, qui a joué parfaitement le rôle de seizième homme, on n'a pas su concrétiser nos temps forts, nous avons fait trop de fautes à la main, si on rajoute aussi les difficultés en touche et sur la mêlée ça nous mettait dans une situation compliquée que l'on n'a pas su combler. On a fait un bon début de match, mais l'essai des Bordelais nous a fait mal et on n'a pas su revenir au score. Aujourd'hui, il ne faut pas oublier tout le reste de notre saison, il faudra s'en servir l'an prochain parce que la PRO D2 sera encore une fois très relevée. Nous devrons bien négocier les séries de matches parce que le championnat risque d'être encore plus dur. Grenoble devra être compétitif très tôt. »