Publié le 23/02/2011

- Dimanche, vous êtes allés chercher deux points précieux à Grenoble. Dans un match fermé où vous étiez menés à la mi-temps, qu'est-ce qui a fait la différence ?
En étant premiers, nous étions venus chercher la victoire à Grenoble. On savait que ça n'allait pas être simple face à une formation en grande forme en ce moment. En première mi-temps, nous n'avons pas su marquer plus de points alors que nous avions le vent en notre faveur, mais en seconde période, on a su rester solides. Ce sont deux points importants de gagnés face à un concurrent.
- En fin de match, vous auriez pu céder sous les attaques grenobloises…
Être leader nous donne beaucoup de confiance, et puis le LOU a un passé en PRO D2. Depuis deux saisons nous sommes très proches de la montée, ces différentes expériences nous aident dans ce genre de matches compliqués. Nous gardons confiance en nos capacités.
- Samedi, vous recevez Aurillac, équipe qui vous avait battu lors de la phase aller (22-9), êtes-vous animés par un sentiment de revanche ?
Chaque rencontre est différente et nous voulons gagner tous nos matches, quel que soit l'adversaire. Nous n'avons de revanche à prendre sur quiconque. Nous sommes premiers, à nous de faire en sorte de le rester, tout en gardant notre philosophie de jeu. Si on continue comme ça, on pourra y arriver.
- Qu'est-ce qui a changé entre le Lyon défait face aux Aurillacois et le LOU, actuel leader de PRO D2 ?
On apprend beaucoup de nos erreurs, de nos défaites. Celles que nous faisions en début de saison, mais aussi celles que nous avons faites l'année dernière et notamment lors de la finale. À la mi-temps, nous n'avions jamais été aussi près de la montée, mais finalement on ne l'a pas eue. Nous sommes tombés de haut, mais on est repartis, on a su se relever.
- C'est la première fois cette saison que le LOU est leader trois journées de suite…
Pour l'heure rien n'est encore fait. Nous avons encore beaucoup de rencontres à jouer et l'accession à l'élite n'est pas encore acquise. Le championnat de PRO D2 a un très bon niveau et nous devons penser simplement match après match. Il ne faut pas se voir trop beau, nous en avons fait l'amère expérience l'an passé.
- Le scénario de la finale de la saison dernière semble toujours bien présent dans vos esprits…
Oui, c'est difficile de l'oublier. On s'est vu trop vite dans l'élite. Cette épreuve nous sert de piqûre de rappel, c'est un bon élément pour nous dire que rien n'est jamais terminé. On va devoir bosser jusqu'au bout.
- Le fait d'être premiers du championnat, position attendue depuis longtemps à Lyon, vous enlève-t-il un peu de pression ?
La pression est quoi qu'il arrive toujours là. Quand nous ne sommes pas premiers, nous ambitionnons de l'être et donc la pression est là, et quand nous le sommes, nous avons la pression de le rester. La pression est toujours présente, elle reste la même.
- Avec huit points d'avance, hormis vous-même, un club peut-il vous empêcher de monter en TOP 14 Orange ?
Il ne faut pas aller trop vite, il reste encore quatre équipes capables de venir chercher cette place. Même si Albi a un passage à vide, elle reste une très bonne équipe, difficile à manœuvrer, mais il ne faut pas oublier Bordeaux et Grenoble. Nous avons joué Bordeaux il n'y a pas longtemps, et au même titre que Grenoble, ils nous ont posé de gros problèmes. Ce sont deux clubs à gros effectifs et il va falloir être attentifs jusqu'au bout.
A titre personnel, vous en êtes à sept essais en treize matches. Pour un troisième-ligne c'est assez étonnant. Comment l'expliquez-vous ?
Mes collègues vous diront que c'est parce que je suis souvent à l'aile, en train d'attendre le ballon (Rires). Mais ces essais résultent d'un très bon travail collectif. Les entraîneurs donnent des consignes, mettent en place des combinaisons, et sur certaines de celles-ci, je peux finir dans l'en-but. C'est bien, je suis content. Pourvu que ça dure.