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PRO D2 - Demi-finale d’accession : La Rochelle au bout du suspens

Publié le 15/05/2010

Au coup d'envoi de ce match, les pensées divergaient, que l'on soit rochelais ou oyonnaxien. En effet, lors de la dernière journée de la phase régulière, Oyonnax accueillait La Rochelle pour s'assurer une demi-finale à domicile… mais au bout de 80 minutes de jeu, la solidité des Maritimes eut raison de celle des joueurs du Haut Bugey, et le 9-6 en leur faveur leur permettait d'accueillir l'USO à Marcel Deflandre une semaine plus tard.

Aussi, si Oyonnax voulait à tout prix effacer la désillusion de leur dernière confrontation, Les Rochelais en faisait abstraction, afin d'aborder ce match de la meilleure des manières… mais entre Oyonnaxiens, finalistes de PRO D2 l'an passé, et La Rochelle, présent à ce stade de la compétition depuis quatre saison, l'indécision était de mise.

Pris à la gorge par les Charentais, les Oyonnaxiens étaient immédiatement mis sous pression, à l'image de leur ouvreur, Guilloux, qui se faisait contrer à hauteur de ses 40 mètres par son vis-à-vis, Talès, qui manquait une belle occasion d'ouvrir le score en ratant son dribbling. Pourtant, dans le sillage de Tian et Oulouma, l'USO faisait bonne figure, mais les Jaunes et Noirs, répondaient présent, pour même inquiéter à nouveau leurs adversaires par Ferrou et Ligairi auteurs de superbes faveurs.

Au bout de 20 minutes, le tableau d'affichage semblait peiner, bloquer à 0-0, une seule occasion pour les rochelais sur pénalité (manquée par Dambielle) venant le faire frémir… Assez d'être acculés, les Oyonnaxiens réagissaient et sur un dégagement, récupéré par Florian Ninard dans ses 22 mètres, Oulouma, encore lui, venait au contre pour finalement échouer à 3 mètres de l'en-but rochelais… juste avant que Tebani ne l'imite, faisant trembler mais pas rompre l'édifice stadiste.

Juste avant la demi-heure de jeu, c'était au tour des locaux de rendre la pareille. Sur un regroupement au centre du terrain, la ligne de trois quart rochelaise se mettait en marche, avant de se faire stopper dans les 22 mètres adverses. Sur le dégagement, Ninard relançait la cavalerie, sans plus de succès. Et comme dit le proverbe, jamais deux sans trois, les locaux remettaient le couvert dans la foulée, sur une balle écartée à auteur de leur 40 mètres, et envoyant Dambielle au cœur de la défense sur les 22 mètres adverses.

Coup pour coup

Un nombre d'occasion important qu'il ne faudrait pas regretter en fin de match… ni à la mi-temps ! Car en filant droit vers la sirène, renvoyant les deux formations au vestiaire, l'USO se faisait menaçant, insistant au près et dans les 22 mètres de La Rochelle. Et après une nouvelle charge au ras, Authier faisait gicler la balle vers Guilloux, dans un fauteuil pour claquer le drop à la 38ème minute, et permettre à Oyonnax de virer en tête à la pause, 3-0, au terme d'un premier acte de très haut niveau.

Un niveau qui ne faiblissait pas dès l'entame de la seconde période. A la 48ème minute, et au terme d'une hallucinante progression de la cocotte rochelaise (sur une bonne vingtaine de mètres, il faut le souligner tant la solidité du pack oyonnaxien est prouvée), Dambielle se voyait offrir une occasion d'effacer son échec de la 18ème minute et de surtout remettre les deux formations à la même hauteur, 3-3. Avec succès, l'arrière rochelais marquait les premiers points de son équipe.

De plus en plus présent dans le match, les locaux imposaient leur rythme, offrant une nouvelle opportunité à Dambielle de faire gonfler le score à 45 mètres en coin… sans succès cette fois. Au tour des ailiers de se mettre en lumière, Ligairi d'abord, perçant plein axe, avant que son coéquipier Ninard ne file le long de la touche sur 30 Mètres… mais ces deux nouvelles actions, à l'image de celle de la première période, n'aboutissaient pas.

L'USO face à la marée rochelaise

A l'heure de jeu, le bateau oyonnaxien tanguait dangereusement mais ne se renversait pas. Et il tanguait de plus en plus à la 66ème minute. Sur un nouveau dégagement, les joueurs du Haut Bugey prennaient à nouveau la marée sur la relance de Ferrou, relayée par Le Guen, et conclue par Ninard, mais servit sur un en avant. L'USO gardait la tête hors de l'eau mais de plus en plus difficilement, d'autant que le pack oyonnaxien subissait un nouvel affront, sur la mêlée qui suivait et sur l'introduction de leur numéro 9… concédant une nouvelle pénalité, cette fois convertie par Dambielle de 30 mètres en coin pour donner un avantage de trois points aux siens, 6-3. La coupe était pleine pour l'USO, car sur l'action, Naufahu sévèrement touché sur la mêlée enfoncée par les Maritimes, était évacué sur civière.

L'énervement se faisant sentir, les Oyonnaxiens livraient leurs dernières forces dans la bataille, parfois à perte, à l'image de ce drop tenté en mauvaise position à la 37ème minute… et avant une fin de rencontre d'un autre monde ! Sur la sirène, La Rochelle mettait à nouveau à mal la mêlée oyonnaxienne, Monsieur Maciello sifflant une nouvelle pénalité. Mais sur le coup de sifflet du directeur de jeu, le peuple rochelais envahissait le terrain dans la liesse générale, joueurs, staff et supporters compris, croyant venu l'instant de la délivrance. Le service d'ordre et le speaker durent s'employer pour faire évacuer le pré, avant que Talès ne dégage le ballon en touche et mette définitivement fin à la rencontre.

Marcel Deflandre pouvait laisser exploser sa joie pour de bon. A l'image de sa fin de saison, et de sa superbe victoire à Oyonnax la semaine passée, La Rochelle gagnait sa place pour la finale d'accession pour la deuxième fois de son histoire après 2007. Oyonnax, vainqueur surprise à Agen en phases finale l'an passé ne réalisait pas l'exploit deux fois de suite, dominés qu'ils furent lors de ce deuxième acte. Les Rochelais savoureront sûrement ce succès, mais devront rapidement se tourner vers la finale d'accession le week-end prochain. Oyonnax a terminé sa saison, qui fut à nouveau magnifique.

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