Publié le 28/05/2012
Frederic MANCA – Section Paloise
Aujourd'hui c'est dur. On a vécu de gros matches cette saison. On va continuer à travailler un peu plus et l'année prochaine on reviendra encore plus fort.
Il n'y a pas eu de nervosité non, on a pris quelques séquences des montois qui nous ont tuées. Quand ils se mettent à jouer, ça va très vite et félicitations à eux. Ils ont fait un gros match, ont eu une grosse conquête, tout ce qu'il faut, tous les ingrédients du rugby. Ils ont été meilleurs, rien à dire. Nous on fait la saison qu'on fait, on finit second, on était neuvièmes l'année dernière donc il faut apprendre, se servir de cette finale et continuer à apprendre, travailler, pour rendre à tous ces supporters qui sont venus aujourd'hui, pour leur redonner le club dans l'élite.
Antoine VIGNAU TUQUET – Stade Montois
C'est ce qu'on disait dans le couloir oui, c'est un stade qui nous réussit. A chaque fois qu'on revient dans ce couloir on a le sourire. C'était dur, c'était épuisant, c'était beau. Là, on ne se rend pas compte de ce qui nous attend. Mais bon, c'est une belle fête, c'est un beau match je crois aussi, et on est heureux.
Etre libre, c'était notre jeu, une façon aussi de se mettre dans le match, de ne pas avoir peur de l'événement, l'affronter et on sait qu'on prend des risques en disant cela mais cela a été le trait de caractère de cette équipe toute l'année alors on n'allait pas changer notre jeu uniquement pour la finale.
Le staff a bien géré les phases de récupération qui nous ont permis d'enchainer ces matches-la. Le groupe a tourné aussi. Beaucoup de joueurs sont présents dans cette équipe et ont eu leur temps de jeu. Quand ces matches-la approchent vous savez, il y a quequechose d'autre qui prend le relai et finalement on arrive à se surpasser. On se dit de toute façon que c'est le dernier match.
Je me sens très heureux pour notre équipe, malheureux pour le Béarn et la Section. Je sais qu'une belle fête nous attend. C'est l'aventure d'un groupe, on remerciera jamais assez Marc dal Maso et on sait que le Stade Montois essayera de montrer une belle image l'an prochain en TOP 14.
Loic CHARLON – Section Paloise
La frustration domine après un match comme ça. On est tous un peu assommés du résultat final, on réalise pas encore qu'on est passés à côté de quelque chose d'énorme. Dans les heures qui viennent, ça va être assez difficile je pense.
On fait une bonne entame, on met de l'enthousiasme, on marque un beau premier essai mais on fait trop de fautes. Je crois qu'on doit battre le record de fautes sur un match dans la saison. On sait qu'à ce niveau-là, ça ne pardonne pas. La moindre faille, c'est des points pour l'adversaire, une pénalité.
On ne comptait pas du tout sur l'état de fatigue des montois. On les a vus en finale, on a vu qu'ils avaient plein de gaz donc sur une finale, la fatigue ne rentre plus en compte du tout.
On s'est dit que malgré tout, c'est une belle saison qu'on fait, on a un peu ravivé la flamme dans le Béarn et on espère que l'année prochaine ça va continuer longuement et on va travailler pour s'améliorer et être encore plus haut l'année prochaine.
Julien JACQUOT – Section Paloise
Pas facile de digérer iune défaite mais voilà, Mont de Marsan a fait le jeu qu'il fallait, ils ont été plus sérieux que nous pendant tout le match, dans l'occupation donc c'est tout à fait logique.
Je pense pas qu'on était crispés mais on a eu du mal au départ on défendait en reculant, on pétait aux impacts et après quand on est près au score, ça allait, mais dès qu'ils réussisaient à marquer et avec un carton jaune, c'est beaucoup plus difficile. C'est très compliqué.
On prend deux cartons jaunes aujourd'hui, c'est la totalité des fautes mais quand on joue à 14 contre 15 une finale de PRO D2, c'est très difficile de gagner on le sait, surtout un match comme ça donc l'arbitre a fait son job.
En conquête on a pas été bons, sanctionnés deux fois en mêlée en première mi-temps, on perd deux ballons en touche. Et en deuxième mi-temps pareil, on doit perdre trois/quatre ballons en touche et trois pénalités en mêlée. Quand on est à ce point-là, on peut pas gagner une finale. Quand on fait dix pénalités on peut pas gagner.
On y pense à cet engouement. Il y a des gens, ils ont donné cher pour venir ici, ils n'ont peut-être pas les moyens. On voulait leur dédier la victoire mais on va essayer de faire de notre mieux l'année prochaine et de monter en TOP 14.

Julien TASTET – Stade Montois
Mont-de-Marsan a fait ce qu'il fallait. Aujourd'hui, même si on a été menés au score en début de match, on a jamais stressé, on s'est jamais énervé, on est revenus petit à petit, on avait confiance en nous, on était sur de nous, on savait où les jouer, où les contrer. On a fait un énorme effort devant pour les priver de ballons, les mettre à mal sur le jeu d'avants. Aujourd'hui c'est ce qui nous fait gagner. C'est bien, parce que d'habitude, c'est le jeu à la montoise et le jeu des trois quarts qui nous fait du bien, qui nous fait gagner.
On va pas se mentir, la place de Mont de Marsan elle est en PRO D2.
Aujourd'hui, comme on l'a dit dans la semaine et comme on le répète depuis 15 jours, en arriver là c'est que du bonus. On voulait avant tout profiter de ce stade, de cette commuinion avec les supporters et après, on savait qu'on lâcherait rien sur 80 minutes et c'est passé. On avait un plan de jeu dans notre tête, on l'a réalisé pendant 80 minutes et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, on a des grandes scènes de joie, d'émotion et il nous tarde de rentrer à Mont de Marsan pour faire une grande fête avec nos supporters.
Ce soir, on va pas trop penser au TOP 14, on va penser à la fête qui nous attend, à tous ces supporters qui ont fait le déplacement, qui ne nous ont jamais lâchés dans la saison, malgré quelques contres performances et après d'ici quelques jours, on va vraiment réaliser que l'an prochain, on va se frotter aux plus grands joueurs du monde et que ça va être un autre championnat, ça va être énorme tous les weekends. On sait qu'on sera le petit poucet et que tout le monde nous verra redescendre l'an prochain mais on va rien lâcher. On est sûrement pas les plus talentueux, les plus grands joueurs de rugby mais on a un coeur énorme, on a un état d'esprit qui nous ferait renverser des montagnes et c'est ce qui nous fait gagner aujourd'hui.
On fait notre passion, on est les plus heureux du monde mais physiquement c'est très dur et heureusement que le staff a suggéré ces moments de difficulté physique pour nous laisser de la récuprétaion parce qu'aujourd'hui on aurait craqué au bout de 40 minutes sinon.. Les vingt dernières minutes, on va vraiment les chercher au mental, au forceps.

Benat ARRAYET – Stade Montois
On a pas d'appréhension, c'est l'euphorie, on savoure tout simplement. Il y a quatre ans, la montée, on l'a savourée mais je sais pas si on l'a fait pleinement parce que c'était une surprise. Là on arrive en finale, on y croyait quand même beaucoup plus. Il y a quatre ans, on était un peu les faire valoir tandis que cette année on était les outsiders. On était pas dans la même peau. On savoure tout simplement, c'est la joie qui prédomine. Deux montées en quatre ans, c'est synonyme qu'il n'y pas de hasard. IL y a quand même un travail de fond qui est fait. C'est tout simplement mérité.
Le match, on l'a bien démarré, derrière sur un turnover on perd un ballon, ils le jouent bien dans un endroit où on était fragiles toute la saison, donc ils ont bien joué le coup. Derrière, c'était à toi-à moi. Je pense que le match on l'a mieux maîtrisé qu'eux, on a été un peu meilleurs sur la conquête, on est heureux. On savoure parce que c'est encore ça, le petit l'a encore gagné sur e grand et c'est bien pour le sport.
On n'avait pas rien à perdre. On a déjà vécu des phases finales, on a l'habitude de ce genre de rendez-vous et on sait très bien qu'il faut pas avoir de pression parce que quand tu te mets la pression, elle est souvent négative. Le terrain est le même, les joueurs vont pas plus vite donc il faut aborder le match comme un autre, même si c'est difficile. Je pense que tout simplement, on est rentrés un peu plus sereins qu'eux sur le terrain.
C'est toujours pareil. C'est plus facile à dire, plus facile à regarder à la télé mais bon je pense qu'on l'a bien négocié.
Je pense que le moment charnière, c'est quand on passe à 29-20, on fait un peu le break. Là ça sentait bon.

Alexandre MENINI – Stade Montois
La suite ? Non non, ça ne nous fait pas peur. Quand on a une joie et une ferveur comme aujourd'hui, on se doit de respecter nos supporters, de profiter, de se dire qu'on a énormément de chance d'accéder au Graal parce que le TOP 14, c'est le plus haut niveau français, on est heureux, on va passer de bonnes vacances, on va bien récupérer, on remercie tout le monde. On note la solidarité de cette équipe qui a eu des moments difficiles pendant la saison, qui a eu des très bons moments et maintenant, on est là et c'est magique.
Ce fera peut-être exagéré ce que je vais vous dire mais on est presque plus que des amis, on est presque des frangins. On vit avec des mecs, il y a plus d'affinités avec certains qu'avec d'autres. Mais on est 15 heures par jour ensemble, on mange ensemble tous les midis, on se voit tous les weekends. On peut perdre ou gagner, on va aller boire un verre ensemble. C'est une équipe, une ville et un club vraiment au-dessus du lot.
On fait plein de conneries mais ça n'altère pas notre concentration au moment du match. C'est ça qui est fabuleux. On peut faire les cons dans la semaine, la veille du match, et arriver dans un stade rempli comme celui-ci et remporter le match. Je pense que les spectateurs ont pris du plaisir parce que c'était quand même un joli match. On a un mental d'acier. Il y a beaucoup de nationalités ici, il y a une alchimie qui se fait et ça tourne super bien.

Joël REY – Section Paloise
Vu notre conquête, c'était difficle de faire jeu égal avec les montois. On a essayé de repousser au maximum la décision finale mais avec si peu de ballons en touche et en mêlée, c'était difficle de lutter. Il aurait fallu que nos arrières aient quelques ballons, propres.
On a eu ce problème des fois dans l'année. On l'a parfois rectifié. Les montois ont appuyé la dessus après. Ils nous ont fait mal. Après c'est normal, logique. Le vainqueur est logique aujourd'hui, il n'y a rien à dire.
Le week-end dernier contre Dax, j'avais vu les montois plein de maîtrise. Charnière, maîtrise, paquet d'avants, de bons ballons. Ils ont vraiment géré le match. Mon regret il est surtout qu'on ait pris deux essais, un sur un renvoi alors qu'il n'y avait rien d'exceptionnel pour moi. On a perdu un ballon, pris un essai. Le deuxième c'est un ballon qu'on a, qu'on perd encore. On a pris deux essais sur des ballons qu'on avait. On aurait pris deux essais sur des mêlées ou des touches enfoncées, ça auraut été logique mais ils ont été réalistes, ils ont bien maîtrisé le sujet.
L'équipe montoise a beaucoup, beaucoup plus d'expérience que nous. A Pau, je crois que 80% de l'équipe n'avait jamais connu une finale, ni un tel engouement populaire autour de l'équipe, donc c'est vrai qu'il y a eu peut-être un peu d'émotion mais faut s'en servir. Aujourd'hui, ce qui nous est arrivé, ce n'est pas tout perdu. On a emmagasiné de l'expérience, beaucoup de joueurs ont vu comment ça se passait, j'espère que ça nous servira pour l'année prochaine. Maintenant, le championnat de PRO D2 est très très long et très très rugueux donc, je suis pas en mesure de vous dire si dans un an, on y sera encore. Ca va être long, on va tout faire pour y revenir, parce que je crois que l'expérience d'aujourd'hui nous servira l'année prochaine.

Stéphane PROSPER – Stade Montois
Je vais me répéter comme la semaine dernière mais c'est une grande grande joie. C'est un gros gros gros cadeau. Les joueurs ont donné, ils ont donné énormément, ils méritent ce match, ils méritent de livrer ce match, ils méritent la victoire, ils méritent d'accéder au TOP 14 et puis de vivre une nouvelle aventure.
Ils ne nous ont pas surpris, on savait qu'ils étaient capables de produire ce genre de match. Sur la saison, on a été inconstants donc notre crainte c'était : est-ce qu'on va le faire ? Est-ce qu'on va placer notre jeu, est-ce qu'on va passer à côté d'un gros match ? Mais on l'a fait. Si tout n'est pas parfait, en seconde mi-temps on manque de maîtrise, on rend des ballons on l'a quand même fait.
On a préparé le match de manière à zapper le côté émotionnel, le stade, le fait que ce soit une finale. On s'est concentrés essentiellement sur ce qu'on sait faire. Ca n'a pas été simple parce que le début de match n'est pas bon du tout. On prend la pression, on fait beaucoup de fautes techniques, on loupe la récéption d'un renvoi, on prend un essai dessus, on loupe deux pénalités où on trouve pas les touches…plein de petits détails qui font qu'ils se nourrissent de ces erreurs et ils prennent le score très vite. Après, on a su renverser la tendance, et c'est très bien.