Publié le 22/08/2012
Champion de France de PRO D2 en 2011, le LOU atteignait enfin son rêve de jouer dans l'élite la saison passée. Un rêve de courte durée, car au terme des 26 journées de championnat, les Rhodaniens, lanternes rouge, devaient redescendre ! Mais si la période passée au plus haut échelon du rugby français n'a pas eu les résultats escomptés, l'envie d'y revenir est toujours aussi forte, et les moyens mis en œuvre pour y parvenir le prouvent. Nallet, Chabal, Bennett, Cibray, Dumorra, Bosviel… autant de recrues de qualité pour renforcer un groupe qui a la ferme intention de remonter directement ! Mais l'histoire a toujours montré qu'un club descendant en PRO D2 éprouvait les pires difficultés à remonter. En effet, seul Albi, en 2009, réalisait l'exploit de retrouver l'élite, un an seulement après l'avoir quittée.
Aussi, les Lyonnais doivent prendre la mesure de la tâche qui les attend, et gageons que le nouveau staff d'entraîneur, composé d'ancien joueurs expérimentés (Smith et Sadourny) saura faire ce qu'il faut. Et cela commence par une solide entrée dans la compétition, qui plus est à domicile. Avec une seule défaite en 9 réception du TPR, et surtout de larges scores lors de leurs cinq dernières confrontations dans la Ville Lumière (un score moyen de 46-9), Lyon a de quoi préparer sereinement son retour à ce niveau. Méfiance toutefois, car malgré des difficultés à voyager la saison passée et une 12ème place loin des attentes du club, le TPR a souvent posé problème à ses adversaires. Se déplacer chez le grand favori du championnat en ouverture est l'occasion rêvée de réaliser un coup et de marquer les esprits.
Encore une fois, le Stade rochelais fera partie des favoris pour la course à la montée, qu'elle soit directe ou conditionnée par les phases finales d'accession. Valeur étalon de ce championnat, les Maritimes ont régulièrement joué les premiers rôles à ce niveau, leurs cinq participations aux demies finales lors de leurs cinq dernières saisons en PRO D2 l'attestent. Toutefois, ils ne sont parvenus qu'une seule fois à obtenir leur ticket pour la première division, en 2010, un manque cruel pour cette équipe, d'autant que le souvenir des joutes de première division est toujours aussi présent dans les esprits et aussi désiré !
C'est donc avec beaucoup d'ambitions que les Charentais vont se lancer dans ce championnat. Attention toutefois, car même si une demi–finale est venue récompenser leur parcours l'an passé, un retard à l'allumage les a empêché de viser plus haut. Ils ne voudront pas réitérer pareille mésaventure, et c'est tambour battant qu'ils vont attaquer ce nouvel exercice. Il le faudra, car même si l'USO reste sur deux saisons moyennes, leur préparation a été optimum, et leur victoire maîtrisée sur le LOU en amical (22-14) a frappé les esprits. Il faudra confirmer cela dès ce week-end à Marcel-Deflandre, où les Oyonnaxiens ne se sont imposés qu'une fois en 9 matches.
Toujours placé, jamais récompensé, Massy, réputé pour la qualité de sa formation et incontournable en Fédérale 1, est enfin parvenu à vaincre le signe indien et à entrer dans une nouvelle dimension. Après avoir fourni des joueurs de qualité à de nombreux clubs du plus haut niveau (Millo-Chlusky, Bastareaud, Marchois, Lamboley, Marlu, Jonnet, Galopin, Bias, Malonga, Ngog, Tardy…), c'est au club lui-même de s'essayer à cette compétition et de prouver que la qualité de ses anciens pensionnaires anime toujours les nouveaux. Il le faudra, car comme pour tous les promus, c'est une saison très compliquée qui s'annonce.
L'expérience de certains joueurs ayant connu le plus haut niveau (Rougé, Adamou, Rameau, Atayi, Meïté, Coudol, Clarke, Vakaola…) ne sera pas de trop pour parvenir à tirer son épingle du jeu. Premier test à domicile, pour le plus grand bonheur des supporters franciliens, face au Pays d'Aix. Une formation qui voudra, elle, reproduire la même entame que la saison passée (1 défaite en 6 matches) sans connaitre le coup de mou ayant suivi, et n'ayant pu permettre au club de viser plus haut que le milieu de tableau. Cependant, depuis deux saisons, les progrès affichés par cette équipe sont criants, et la vitesse de croisière atteinte pourrait bien permettre aux Provençaux de rêver à réaliser un bon coup cette année.
Le RCNM a une idée fixe à l'entame de ce nouvel exercice, ne plus connaître de saison galère comme c'est le cas depuis leur descente en PRO D2 en 2007, hormis le parcours 2009-2010 où les Tangos avaient terminé à la 8ème place. Sinon, trois fois 13ème, une fois 14ème, un bilan loin de satisfaire les Narbonnais, à la recherche de leur lustre d'antan, d'une bouffée d'air pur, avant tout. La qualité est pourtant là, car acculé dans ses derniers retranchements à l'intersaison, et en position de relégable, le RCNM avait signé l'un des meilleurs parcours, avec notamment 10 succès lors de ses 13 derniers matches. Une qualité encore appuyée par l'arrivée de nouveaux joueurs, mais cela sera-t-il suffisant ? Premier élément de réponse pour son entrée dans la compétition, à la maison face à l'un des ténors du championnat, Pau.
Comme son homologue méditerranéen, la formation béarnaise a également eu des difficultés à appréhender la PRO D2 depuis sa relégation en 2006. Mais à l'inverse de Narbonne, Pau a retrouvé de l'allant pour, depuis trois saisons, disputer deux phases finales, une demie en 2010 et la finale l'an passé. Pour le moment, les Pyrénéens n'ont pas encore été récompensés, mais une évolution logique pourrait les faire penser à une montée. C'est en tout cas ce qui est visé, et les moyens mis en place sont autant de gages de cette volonté. Avec de nombreuses recrues de qualité, la Section fait elle aussi partie des grands favoris, mais avant son déplacement à Narbonne, la méfiance doit être de rigueur. Avec une seule victoire en près de 30 ans au Parc des sports et de l'amitié, ils ne voyageront pas en territoire conquis.
L'année de la restructuration albigeoise a laissé des traces… quand à l'été 2010 Eric Béchu quittait le Tarn pour Montpellier, que des cadres partaient laissant la place à de nouveaux visages, le SCA changeait de cap. Un cap parfaitement pris à l'abord de la saison, avant de connaitre une phase retour plus compliquée, mais récompensée par des phases finales, malgré une finale perdue contre l'UBB. Le suivant fut encore plus délicat. Ecarté des phases finales alors que le club en était l'un des plus réguliers participants, Albi, a manqué sa saison. Pas question donc de renouveler un parcours identique, mais obligation de retrouver son rang.
La réception du champion de France de Fédérale 1 vient à point nommé. Match piège par excellence, les locaux devront faire respecter la hiérarchie et ne pas tomber dans les rets de promus qui n'auront rien à perdre, et qui pour un énième retour à ce niveau, devraient s'appuyer sur l'expérience de leurs cadres. En effet, champions de l'échelon inférieur pour la troisième fois depuis 2005, les Columérins connaissent très bien la PRO D2, et de nombreux joueurs sont désormais rompus à ce niveau. Cela suffira-t-il aux Midi-Pyrénéens pour créer l'exploit et glaner leur premier succès dans la Ville Rouge ?
Jamais deux sans trois ? En tout cas, on croit dur comme fer à une nouvelle saison énorme dans la cité audoise. Promu en PRO D2 en 2010, l'USC réalisait une saison extraordinaire sous la houlette de Christian Labit, pour se sauver rapidement et finir son parcours en milieu de tableau. Une surprise plus que rafraîchissante et confirmée lors du dernier exercice. A l'abord de la saison dernière, le coach audois visait les phases finales, et pour beaucoup, l'objectif semblait utopique ! 30 journées plus tard, et sans deux derniers matches mal négociés, le club aurait réussi son pari.
C'est donc en toute logique que les Carcassonnais peuvent rêver franchir un nouveau cap cette saison, et donc disputer les phases finales. Il faudra pour cela être plus performant à domicile (4 défaites en 15 matches) et rester aussi efficace à l'extérieur (6 succès et 2 nuls). Le déplacement inaugural à Auch est une occasion idéale de prouver les capacités de l'équipe à voyager. En effet, car 10ème du dernier exercice, par manque de régularité, les Auscitains ont retrouvé des couleurs et comptent bien poursuivre dans cette voie. Eux qui ont déjà perdu face à Carcassonne à domicile, ne voudront pas connaitre pareille mésaventure, et attaquer la saison du mieux possible.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas l'US Dax en PRO D2… après avoir frôlé la correctionnelle en 2011, les Landais ont frôlé la remontée la saison passée. Frôlé seulement, et avec regrets. En effet, en attaquant tambour battant l'exercice, les Dacquois s'étaient rapidement emparés de la première place pour la conserver un bon bout de chemin… avant une baisse de régime. D'abord avec la perte de la première place, cédée à Grenoble en milieu de saison, puis de la deuxième, lâchée à Pau, et enfin de la troisième, concédée au voisin montois. Du coup c'est à Boniface qu'ils durent croiser le fer pour une place en finale, sans succès.
Mais si les regrets sont de taille, les motifs d'espoir le sont aussi. Après avoir montré une force de caractère pour se sauver, les Rouge et Blanc ont prouvé l'an passé leurs capacités à jouer le haut du tableau. Un savant mélange des deux, et les Dacquois devraie