Publié le 27/09/2011
- Vous avez passé les 100 points de votre équipe le week-end dernier à la 80e minute contre Aurillac. Est-ce seulement anecdotique ?
Ah bon, j'ai passé le 100e point du CSBJ ? Je ne le savais même pas, vous me l'apprenez. Mais cela reste anecdotique. Personnellement je ne fais pas attention à cela même si ça fait plaisir. On a effectivement été la première équipe à passer les 100 points, mais on en prend aussi pas mal (77 points encaissés, NDLR), et c'est cet aspect-là qu'il va falloir régler.

- Vous vous découvrez un talent de buteur ?
Un talent je ne sais pas, mais je travaille depuis plusieurs années pour buter. C'est la première saison où j'endosse ce rôle mais je me suis préparé longuement. Buter, pour un demi d'ouverture c'est relativement classique. Cette saison je fais un peu plus attention pour progresser. Ce qui m'intéresse c'est plus le pourcentage de réussite que mes statistiques personnelles sur le nombre de points inscrits.
- Lorsque vous loupez une pénalité, la retravaillez-vous à l'entraînement suivant ?
Oui bien sûr ! Je fais attention à me remettre dans les mêmes conditions à l'entraînement suivant pour ne pas rester sur cet échec, et analyser où la technique a péché. Le but est d'appréhender l'échec en bénéficiant de circonstances différentes. On a plus de temps pour poser le ballon, pour prendre son temps, pour respirer, pour se familiariser avec la distance et l'angle de frappe.
- Mais vous n'êtes pas dans les conditions mentales du match…
Mon opinion est que rater une pénalité ou une transformation relève plus d'aspects techniques que mentaux. Ce qui change c'est ce qui s'est passé juste avant la tentative. Si le buteur a effectué une longue course, s'il a subi un plaquage et qu'il a eu du mal à se relever, s'il a marqué un essai, s'il est victime d'une faute, il va aborder le coup de pied différemment. Une petite douleur à la cheville ça change tout. Pour moi, le mental compte moins que la technique. Le plus important c'est la concentration lors de la préparation, puis la prise d'élan, la course et la frappe à la fin.
- Pourtant, les observateurs ont l'habitude de dire que cela se joue dans la tête.
Un échec c'est le non-respect du plan habituel pour frapper dans la balle. Dans la tête on est concentré, c'est notre boulot, etc. Mais un infime grain de sable dans la technique, et la pénalité ou la transformation sont loupées. Ca peut être le type de ballon, sa pression, la pelouse mouillé, un problème dans la chaussure. Quelque chose d'infime…
- Vous en parlez avec passion !
Mais j'adore le rôle de buteur ! Ces dernières années j'étais même frustré de ne pas taper. C'est une responsabilité qui me plaît, ça me tient à cœur, vraiment. Je viens un peu avant les entraînements ou je reste après pour buter, pour parfaire la technique du jeu au pied, ça ne me dérange absolument pas. Il y a la satisfaction personnelle, mais surtout ce sentiment de valider un travail de l'équipe en amont. En plus, moi c'est un moment au cours duquel je décompresse.
- Vous êtes plutôt Dan Carter ou Jonny Wilkinson ?
Wilkinson est beau à voir. Mais on a aussi de très bons buteurs en France. Il y en a un à Bourgoin, Alexandre Péclier qui est très régulier. C'est un atout supplémentaire pour moi de bénéficier de ses conseils à l'entraînement. J'ai eu le bonheur de m'entraîner aussi avec Frédéric Manca aujourd'hui à Pau, et j'ai toujours appris énormément auprès de ces joueurs- là. Alexandre est quelqu'un de très agréable, qui est tout de suite venu vers moi. Il est très disponible, très à l'écoute.
- On a le sentiment que vous êtes heureux à Bourgoin…
(Rires). Oui, je suis très heureux. Ca m'a fait beaucoup de bien de quitter Toulouse où je me reposais sur le confort d'y avoir la famille. Dès qu'un truc n'allait pas, papa et maman étaient là. En partant, j'ai dû me prendre en charge, me responsabiliser davantage. Sans doute la naissance de mon fils n'est-elle pas étrangère à cela, mais je me sens très bien dans une région et une ville qui aiment le rugby, et dans une équipe où règne une bonne ambiance.
- Ce week-end vous jouez Mont-de-Marsan. Un bon rendez-vous pour savoir où vous en êtes vraiment ?
Tout à fait. On a eu un démarrage un peu lent mais là on se sent bien, le groupe vit bien. Ca n'a pas été facile avec 19 arrivées à l'intersaison, il faut du temps et Mont-de-Marsan est un vrai match test.
| Matchs | Titulaire | Points | Poste |
|---|---|---|---|
| 5 | 0 | 5 | 21 |
| Détails des matchs joués | |||
|---|---|---|---|
| TOP 14 | 5 | Essais | 1 |
| Titulaire | 0 | Trans. | 0 |
| Remplacant | 5 | Pénalités | 0 |
| Entrée en jeu | 5 / 5 | Drops | 0 |
| Poste le + joué | 21 | Carton J | 0 |
| 2ème poste | 0 | Carton R | 0 |