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Sébastien Pagès (Albi) : « Aller jusqu’au bout pour le groupe »

Sébastien Pagès (Albi) : « Aller jusqu’au bout pour le groupe »

Publié le 19/05/2011

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Pour son dernier match sous les couleurs d'Albi et sa troisième finale d'accession, Sébastien Pagès espère l'emporter, comme les deux fois précédentes, et offrir la montée au SCA.

- Quel est votre état d'esprit après cette demi-finale, arrachée au bout des prolongations ?


On se sent bien, et même très, très bien. C'est fabuleux de vivre ce genre de match mais surtout de les gagner ! Je suis heureux de faire une troisième finale sous le maillot albigeois !




- Qu'est-ce qui, selon vous, a fait la différence ?


Je pense que c'est l'état d'esprit du groupe. On avait confiance en nous, on a montré peut-être un peu plus d'envie, et ça s'est vu à la fin. Jouer à la maison nous a aidé à gagner ce match. Le public a bien répondu présent et on avait à cœur de briller pour eux aussi !




- Un match gagné dans ces conditions, cela donne confiance pour la finale ?


Non pas spécialement. On est sereins, on est conscients de nos forces et de nos faiblesses. On sait que le match va se jouer sur des détails, c'est toujours comme ça en finale. Ce sera à nous d'être rigoureux et de ne pas commettre de fautes injustifiées.




- Avant d'aborder la finale, petit retour sur la saison. Vous avez dominé les deux tiers du championnat, avant de connaitre une baisse de régime… comment l'expliquez-vous ?


Oui c'est vrai qu'après la saison passée, maigre de bons matchs, on avait bien recommencé. Le groupe était présent, solidaire et désireux de bien faire. Mais en janvier, après avoir été champions d'automne, l'incertitude et le doute ont pris le dessus. Plus personne ne savait où on allait, la situation économique du club nous a plongés dans une période de tourmente. On était moins concentrés, moins appliqués à l'entrainement. Mais la solidarité et l'envie collective ont fait qu'on a su se relever et décrocher cette finale.




- Est-ce une donnée que l'on prend en compte dans ces phases finales, ou remet-on tous les compteurs à zéro ?


Les phases finales c'est vraiment particulier. On oublie tout et on redémarre. Peut importe ce qu'il s'est passé avant. On est déterminés à aller jusqu'au bout pour le groupe et les joueurs qui le quitteront à la fin de saison.




- Le SCA est un habitué des finales. Deux participations, deux victoires, cela pourrait être un avantage dimanche. Est-ce votre avis ?


Oui, on est habitués et ça nous aide à appréhender ce genre de rencontre. Maintenant, ce n'est pas une fin en soi. Dans une finale tout se joue le jour J et ce jusqu'à la dernière minute. Donc, le passé n'aidera pas forcément sur la pelouse dimanche.




- Vous êtes également la seule équipe à être parvenue à remonter dans l'élite, une année seulement après en être descendu. Même chose, ça compte ou vous préférez ne pas en tenir compte ?


Tous ces éléments ne compteront plus contre Bordeaux. Le seul point important est de ne rien lâcher. On a les capacités pour s'imposer. A nous de le faire.




- Vous attendiez-vous à retrouver Bordeaux-Bègles à ce niveau de la compétition ?

Ce n'est pas vraiment surprenant. C'est une très bonne équipe. Ils nous avaient mis une belle raclée chez eux, en octobre dernier (47-9) et puis on se souvient que ce n'est pas forcément les favoris qui s'imposent. Ils l'ont démontré sur la demi-finale à grenoble, et on se souvient de l'expérience d'Oyonnax contre Agen. Les Girondins ont fait leurs preuves et, aujourd'hui, ils méritent tout autant que nous de disputer cette finale.




- Quelles sont les points faibles et les forces majeures de cette équipe ?


C'est une équipe très joueuse. Ils ont beaucoup d'étrangers de grande qualité, qui ont l'expérience du Super 14. Leur défaut est peut-être l'excès de leur qualité : quand on cherche à produire trop de jeu on se fait prendre. Et peut-être que ces grandes individualités peuvent les conduire à la faute. En terme de collectif, je pense qu'ils sont nos opposés. Notre force à nous est le groupe. Il faudra qu'on leur montre.




- Enfin, d'un point de vue un peu plus personnel, cette finale aura une saveur particulière puisqu'à la fin de cette saison vous quittez ce club avec lequel vous avez tout connu. Comment vous sentez-vous ? Que ressent-on dans ces circonstances ?


Oui je le quitte parce que je n'ai pas le choix. Ce n'est pas moi qui décide et c'est la dure loi du professionnalisme…une finale est toujours une émotion particulière. Ce sont de grands moments à vivre que l'on se doit de gagner. Car on ne se souvient que d'une finale gagnée, celles perdues ne comptent plus avec le temps.




- Est-ce une motivation supplémentaire ?


Non je suis toujours très motivé. Quand je m'entraine, quand je joue, mon seul but, est gagner ! sinon je reste à la maison car j'ai beaucoup à faire avec mes trois filles et ma femme (rires). Mais dimanche, je serai là pour gagner, et rien d'autre !

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